Le blog de Zen

Les colliers électriques

Certaines personnes posent parfois la question du collier électrique, et de son efficacité. 
Pour ma part, je  répondrais qu'il présente trois inconvénients majeurs et rédhibitoires.


blessure collier  3.jpg1) Quand un animal rencontre quelques chose de désagréable ou de douloureux , il a le choix de persister , ou de se retirer.  Donc de s'éloigner de la source douloureuse quand il l'a identifiée. Il a le choix entre faire une chose interdite et recevoir une sanction, ou ne pas faire l'interdit pour ne pas recevoir la sanction. Le collier, lui, est fixé à son cou, et donc le chien ne peut s'éloigner de la source douloureuse. Quoi qu'il fasse, le bien ou le mal, Il n'est plus maître de mettre un terme à une sanction  ou à une menace de sanction. Imaginez la frustration voir la névrose qui s'en suit. Et un caniche névrosé c'est un chien qui, au pire, bouffe une pantoufle ou qui fait des trous dans le jardin, un molosse névrosé ça peut être une grenade dégoupillée. En tout cas, grand ou petit,  c'est un chien mal dans sa peau et qui souffre. C'et vrai que beaucoup de propriétaires utilisateurs de colliers electriques ne s'en aperçoivent pas parce que les chiens supportent bien des choses sans toujours le montrer.

blessure collier électrique 2.jpg


2)Lecollier de dressage peut éventuellement donner des résultats attendus en dressage, à partir du moment ou le chien se soumet pour éviter de souffrir physiquement. Et dans ce cas c'est un chien robotisé, pas un chien éduqué.Ça ne donnera pas  de  résultats satisfaisants  comme anti fugue, car le chien reçoit une décharge sans que ne soit bien visible la limite à ne pas franchir. Un fil visible sera bien plus efficace. La clôture électrique (limite bien visible de territoire, même quand elle est débranchée)  et le collier anti fugue (limite invisible, même avec les avertisseurs sonores), sont comme  le gendarme en bord de route et le radar embarqué. En présence du premier  vous levez le pied  si vous êtes en dépassement de vitesse autorisée. A cause du second (que vous ignorez bien sûr) vous recevrez un PV à postériori, et après vous chercherez où vous l'avez choppé. Dans le premier cas on a réussi à vous  imposer la limite de vitesse, dans le deuxième cas on vous a juste piégé. Peut être que le mieux c'est un limiteur de vitesse, c'est à dire pour le chien une bonne vielle clôture en grillage au tour du terrain.


3)Le collier de dressage est une torture contrairement à ce que disent les fabricants ou les vendeurs. Si le chien ne se soumet pas à la première impulsion électrique, soit parce qu’il n'a pas compris comment interrompre la sanction (s'il n'a pas compris ce que l'on attend de lui) soit parce que comme beaucoup de chien il résiste au mal,. Il risque alors de graves blessures.

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Le manque de sucre pour le cerveau: Incidence sur le comportement du chien

Un éclairage nouveau sur le comportement de nos chiens

 Après des efforts prolongés, l’encéphale des humains et des chiens fatigue et augmente leur impulsivité, leur agressivité, ainsi que des prises de risque inconsidérées.
L’homme et le chien éprouvent tous deux des difficultés à gérer l’effort de concentration. Comme pour les humains, quand on demande aux chiens de faire quelque chose de difficile, leur cerveau se met à consommer beaucoup de glucose, au point d'en manquer. Cette carence peut avoir des conséquences fâcheuses, et parfois, au point  de provoquer des comportements aberrants  (comme se jeter sous une voiture ou faire tomber un enfant en le bousculant). C'est ce que démontre une étude réalisée par des chercheurs à l’université de Lille, en collaboration avec l’université du Kentucky. (publiée en ligne dans la revue Psychonomic Bulletin & Review)

L’expérience

Comment pour les besoins de l’étude provoquer une hypoglycémie cérébrale ? Leur faire faire un exercice physique ou les faire jouer n’était pas la solution car, dans un organisme en bonne santé et correctement alimenté, l’augmentation du rythme cardiaque favorisent le transport vers le cerveau du carburant nécessaire fourni par le foie.
  Pour faire diminuer le taux de sucre cérébral, et seulement cérébral, les chercheurs ont donc demandé à un groupe de  chiens de rester assis, immobiles, pendant 10 minutes. Pour solliciter d’avantage la concentration et le self contrôle des chiens, ils ont lâché une souris mécanique dans la pièce.
 Ensuite, chaque chien a été conduit dans une autre pièce où se trouvait une bull terrier particulièrement  agressive. Les chiens se sont révélés impulsifs, et, téméraires ils  se sont précipités vers le  dangereux molosse, heureusement contenu par les barreaux d’une cage.
  Les chiens d’un autre groupe qui n’avaient pas été soumis à l’épreuve de l’immobilité, mis dans la même pièce, se sont montrés plus prudents et sont restés sagement à l’écart du molosse.
  Les chercheurs en ont donc conclu, test sanguin à l’appui, qu’une forte contrainte peut entraîner une hypoglycémie et une prise de risque inconsidérée.
Ce qui corrobore d’autres études faites sur des personnes qui, dans le même type d’expérimentation, n’avaient absolument pas conscience d’avoir pris un risque plus important qu’à l’ordinaire. (plus d'infos en fin de chapitre : le paragraphe consacré à l’homme et à la diminution des capacités cognitives)


glycemie-et-comportement.jpgAprès un effort de contrôle sur eux-mêmes, le cerveau des chiens peut manquer d'énergie.
À gauche, Patrick, qui n'a pas participé à l'exercice.
À droite, Katie, épuisée après être restée assise immobile pendant dix minutes.
Son baillement signe bien son extreme lassitude (voir signaux d'apaisement) 
(Photo Figaro sante) 

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L'abandon !

Comment tu as pu ?

"Quand j´étais un chiot, je t´amusais avec mes cabrioles et je te faisais rire. Tu m´appelais ton enfant, et ceci malgré plusieurs chaussures grignotées, sans oublier quelques coussins déchiquetés. Je suis vite devenue ta meilleure amie. Chaque fois que je faisais une bêtise, tu agitais ton doigt en me demandant ’’Comment t´as pu ?’’ - mais tu me pardonnais vite et tu me faisais de gros câlins.
J´ai mis un peu plus de temps que prévu avant de devenir propre parce que tu étais très occupé, mais nous y sommes arrivés à la fin. Je me souviens de ces nuits tout près de toi, dans ton lit où j´écoutais tes confidences et tes rêves les plus secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être meilleure. Nous avons fait de longues balades et des jeux dans le bois, des balades en voiture, des pauses pour manger une glace (je n´avais droit qu'au biscuit parce que la glace est mauvaise pour les chiens, à ce que tu disais) et je faisais de longs sommes au soleil en attendant que tu rentres le soir.
Peu à peu tu as commencé à passer plus de temps au bureau, et plus de temps à chercher une compagne. J'étais patiente, je t'attendais sagement à la maison, je t´ai réconforté après les déceptions, quand tu avais le coeur brisé, je ne t´ai jamais grondé quand tu prenais la mauvaise décision, et je te faisais une de ces fêtes quand tu rentrais ! Et puis tu es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme, n´aime pas les chiens, mais je l'ai accueillie dans notre maison. J’ai essayé de lui montrer de l´affection, et lui ai obéi. J´étais heureuse parce que tu étais heureux.

Et puis les bébés sont arrivés et j´ai partagé ta joie. Ils me fascinaient, tous roses, avec leurs odeurs particulières, et je voulais aussi être leur maman. Seulement, elle et toi aviez peur que je leur fasse du mal, et la plupart du temps, j´étais punie et renvoyée dans une autre pièce, ou dans ma niche. Ah ! Comme j´aurais voulu les aimer, mais je suis devenue une prisonnière de l´amour.
Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenue leur amie. Ils s´accrochaient à ma fourrure et se servaient de moi pour se mettre debout sur leurs petites jambes instables. Ils mettaient leurs doigts dans mes yeux, ils fouillaient mes oreilles, et m´embrassaient sur le museau. J´adorais tout d´eux, quand ils me touchaient, parce qu´à ce moment là, c´était rare que toi tu me caresses encore, et je les aurais défendus avec ma vie en cas de nécessité. Je rentrais en cachette dans leur lit et je partageais leurs soucis et leurs rêves secrets; ensemble nous attendions l´arrivée de ta voiture.
Autrefois, quand les gens te demandaient si tu avais un chien, tu sortais de ton portefeuille une photo de moi et tu racontais mes exploits. Ces dernières années tu répondais seulement ’’oui’’ et tu détournais la conversation. Je n´étais plus ton chien, j´étais devenue ’’un’’ chien, et tu commençais à regretter l´argent dépensé pour moi. Maintenant, tu as l´occasion de faire avancer ta carrière dans une autre ville, et toi et eux vous allez habiter un appartement où les chiens ne sont pas admis. Tu as pris la bonne décision pour ta famille, mais il y avait une époque où c´était moi ta seule famille.

J´étais heureuse quand tu m´as mise dans la voiture, jusqu´au moment où nous sommes arrivés au refuge. Ça sentait les chiens et les chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli les papiers et tu as dit que tu étais sûr qu´ils allaient me trouver une bonne maison. Elles ont haussé les épaules et t´ont regardé tristement. Elles connaissent la triste vérité : les difficultés de placer un chien qui n´est plus tout jeune, même un chien avec des papiers en règle. Tu as été obligé d´arracher les doigts de ton fils qui restaient accrochés à mon collier, pendant qu´il hurlait ’’Non, papa, s´il te plaît, ne les laisse pas prendre mon chien !" Et je me suis inquiété pour lui, de la leçon que tu venais de lui donner sur l´amitié et la loyauté, l´amour et les responsabilités, le respect de la vie, de toutes les vies. Tu m´as tapoté gentiment la tête, en guise d´adieu, en évitant bien de me regarder dans les yeux et tu as refusé de prendre mon collier et ma laisse. Tu étais en retard - un rendez-vous - Maintenant, moi aussi  j´en ai un.

  Quand tu es parti, deux gentilles dames ont dit que tu savais sûrement, il y a quelques mois déjà, que tu allais déménager, mais que tu n´as pas cherché à me trouver une autre famille. Elles ont secoué la tête et se sont demandées ’’Comment t´as pu ?’’. Elles nous traitent aussi bien que possible, ici au refuge, compte tenu de tout le travail qu´elles ont. Elles nous nourrissent, bien sûr, mais depuis quelques jours, je n´ai plus faim. Au début, dès que quelqu´un passait devant ma cage je levais la tête, dans l´espoir de te voir - pensant que tu avais changé d´avis - que c´était un mauvais rêve - ou j´espérais que ce serait quelqu´un qui m´aimerait, qui prendrait soin de moi, me sauverait. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l´attention, je me suis retirée dans un coin de la cage et j´ai attendu.

  J´ai entendu ses pas quand elle est venue me chercher à la fin de la journée, et je l´ai suivie docilement dans une autre pièce. Une pièce tranquille, silencieuse. Elle m´a mise sur la table et elle m´a frotté les oreilles, elle m´a rassurée, elle m´a dit de ne pas m´inquiéter. Mon coeur battait à tout va en pensant à ce qui allait venir, mais j´avais aussi un sentiment de soulagement. -La prisonnière de l´amour n´avait plus de jours devant elle-. Telle est ma nature, je me faisais plus de souci pour cette femme. La charge qui pèse sur elle est lourde, ça je le sais, comme je devinais autrefois chacune de tes humeurs. Doucement, elle a mis le garrot autour de ma patte, une larme coulait sur sa joue. J´ai léché sa main, tout comme je te réconfortais, il y a tant d´années de ça. Elle a mis l´aiguille dans ma veine, en professionnelle. Quand j´ai ressenti la piqûre et le liquide froid qui gagnait mon corps, je me suis allongée, je l´ai regardée dans ses yeux si gentils, et j´ai chuchoté ’’Comment t´as pu ?’’

Peut être parce qu´elle comprenait le langage des chiens, elle m´a dit: ’’Je suis vraiment désolée’’. Elle m´a câlinée et elle m´a vite expliqué que c'était son devoir de s´assurer que j´allais dans un endroit meilleur, où je ne serais ni ignorée, ni abusée, ni abandonnée, où je ne devrais pas me défendre toute seule - un endroit où il y a de la lumière, de l´amour, tout à fait différent de notre terre. Dans mon dernier souffle j´ai essayé, en remuant ma queue, de lui faire comprendre que ce n'est pas à elle que je voulais dire: ’’Comment t´as pu ?’’...

C´est à toi, mon Maître adoré, que je pensais.
Je penserai à toi et je t´attendrai toujours.  
Puisse tout le monde, dans ton entourage, continuer à te montrer autant de loyauté."

JIM WILLIS
http://www.crean.com/jimwillis

 

Une note de Jim Willis l´auteur :
Si "Comment t´as pu ?" a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme cela me l´a fait alors que je l´écrivais, c´est parce que c´est l´histoire de millions d´animaux qui meurent chaque année dans des chenils dans le monde entier.
Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non-commercial, aussi longtemps qu´il est distribué correctement avec l´avis du copyright. S´il vous plaît utilisez-le pour aider à l´éducation, sur vos websites, dans des bulletins d´information, dans les refuges pour animaux et tableaux d´affichage du bureau du vétérinaire.
 Dites à chaque adoptant que la décision d´ajouter un animal familier à la famille est une décision importante - pour la vie-, et que en cas d'obligation, la recherche d´une autre maison appropriée pour son animal est de sa responsabilité ..

fanny.jpgFanny en revient, du refuge SPA.
Aujourd'hui je sais qu'elle ne méritait pas ce qui lui est arrivé...
Pas moins que les autres