Pourquoi l’éducation canine

Eduquer son chien c'est le protéger

L'éduquer c'est le protéger de lui même et de la société.
A l’état sauvage, le chien a des prédateurs. Il en est préservé par ses instincts (survie, chasse, défense).
Domestiqué, le chien a des détracteurs. Ce sont justement ces mêmes instincts qui, mal maîtrisés, l'exposent à des déboires dans la société.
Un chien en friche, dont les instincts ne sont pas contrôlés par une socialisation réussie durant sa petite enfance, et dont les mouvements ne sont pas contrôlés par une éducation efficace, n’a certes pas de mauvaises intentions, il ne fait pas le mal pour le mal, mais il peut devenir gênant pour sa famille mais aussi pour le voisinage ou même se mettre hors la loi.
S'il lui prend simplement l'idée de «s'accorder des petites vacances », il va par exemple :
 -Déambuler en bordure de route risquant ainsi, surtout s’il n’obéit pas au rappel, un accident pour lui-même ou  pour des tiers.
 -Faire les poulaillers ou les poubelles risquant ainsi un coup de fusil,
 -Aboyer devant le portail du jardin qui abrite une congénère en chaleur, risquant une intervention de la fourrière
 -Mordre quelqu’un s’il se sent menacé, risquant ainsi une plainte et parfois une décision d’euthanasie.
Bref un chien mal éduqué peut devenir pénible à surveiller et difficile à gérer. Il risque, en toute innocence, de lasser ses maîtres et de se retrouver au bout d’une chaine ou dans un refuge.
Eduquer son chien c’est créer et renforcer des liens étroits avec lui. C'est installer la relation affective réciproquement indéfectible. C'est se prémunir contre ce risque de désamour qui a conduit tant de chiens sur les aires d’autoroute. (voir sur le blog "l'abandon")

 

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C'est indispensable

Comme pour un enfant, il faut éduquer le chiot ou le chien. Il faut en effet substituer des comportements appris aux comportements instinctifs, et lui apprendre les bonnes manieres (les bons comportements) pour vivre harmonieusement à  la maison ou en société. Il faut l'habituer à fréquenter tout sorte de gens et d’espèces (la socialisation intra et inter-spécifique).
Mais le maître peut-il le faire seul, à la maison ? L'anthropomorphisme a conduit bien des maîtres à faire trop d'erreurs. On ne peut pas improviser. Le chien ne réagit pas comme un enfant. Il vaut mieux être guidé par un éducateur canin, ou avoir déja reçu ses conseil pour l'éducation de chiens précédents.
En outre, la socialisation nécessite que le chien rencontre du monde et des animaux, et dès le plus jeune âge. D'ou le rôle important de ces cours collectifs que l'on peut appeler école, centre d'éducation, ou club.

Etre le maitre heureux d’un chien heureux

Les chiens adorent travailler, et ils sont  fous de plaisir quand ils sentent que c’est l’heure. C’est un moment ou ils sentent leur maître proche d’eux, et ils feront tout pour lui donner satisfaction. Evidemment ça renforce les liens.
Sans compter qu'un chien seul toute la journée, et peu stimulé par la famille, peut sombrer dans un ennui profond, et s'adonner à des comportements gênants. Chacun des progrés que fera le chien dans ses comportements sera un ravissement pour le maître, et un apaisement pour le chien. Leur relation n'en sera que renforcée.

Aider le chien à se rendre agréable.

Qu’il soit  apprécié en société, par le facteur, le vétérinaire, les voisins etc ...  et cool avec les enfants.
L’apprentissage est nécessaire à l’adaptation, en toutes circonstances, du chien dans un milieu en perpétuelle évolution. Par sa constitution le chien est capable de s’adapter aisément à des situations nouvelles, pourvu qu’elles ressemblent  à des situations déjà rencontrées. L’école du chiot a pour objectif de faire rencontrer le plus grand nombre possible  de ces différentes situations de référence.

Aider les maitres à  façonner leur chien.

Ils doivent  s’initier et s’habituer  au langage et aux comportements canins. Mais le faire seul, n’est pas stimulant, et même rapidement  décourageant, donc souvent voué à l’échec. Notre conception, à l’inverse de celle des clubs, est qu’il vaut mieux  venir en famille quand c’est possible. En effet il faut établir une cohérence  dans le langage et les pratiques de tous les membres de la famille, surtout en période d’apprentissage.

Par des  méthodes amicales, non coercitives.

sortie-chiens-dans-la-foule.jpgLes maîtres mots de l’apprentissage de base sont: douceur, patience, cohérence,   persévérance, et surtout empathie. Personne n’a appris à faire du vélo en recevant une claque à chaque chute. Le principe est le même pour les chiens. D'où le qualificatif de "méthodes amicales"

  • Tout le monde doit s’amuser : maîtres et chiens. Les cours se feront sous forme de jeux.
  • Pas de laisse, ni de collier : les chiens évoluent en liberté
  • Pas de cris : les ordres ne seront donnés que quand le chiot saura faire ce que l’on attend de lui (et qu'on lui aura enseigné en le guidant par des gestes). Et à ce moment là, ils seront donnés à voix basse. Les chiens ne sont pas sourds.
  • Pas de punitions ni de contraintes : par exemple, pour que le chiot comprenne qu’il doit s’asseoir, la main qui tient la récompense va le guider jusqu'à la bonne position  au lieu de lui appuyer sur le train arrière, ou pire de lui donner des secousse via la laisse et le collier.
  • Dans tout ce qui concerne l’éducation, on ne punit pas. Les mauvais comportements sont ignorés, les  bons comportements sont récompensés. Ce que l'on appelle schématiquement  renforcement positif.  D'où le qualificatif de "méthodes positives".

 En savoir plus sur l'education positive

A quel age l'éduquer son chien?

Le plus tôt sera le mieux.

Quand le chiot arrive, à partir de deux semaines,  chez son maître il à déjà acquis l’essentiel. Il a appris qu’il est un chien, qu’il existe d’autres espèces, qu’il doit se contenir (morsure et propreté).
Le maître et sa famille se réjouissent d’avoir une petite boule de poils trop mignonne, qui le mordille, qui saute (de joie quand ils arrivent) qui fait craquer tout le monde et obtient ce qu’elle veut. Mais ce chien va grandir, et ce qui amusait tout le monde  devient moins amusant. Le chien va adopter des comportements, qui lui conviennent à lui, ou qui ont été inconsciemment renforcés par les maîtres, mais qui ne seront plus conformes à leurs attentes. Et personne ne sera là pour savoir les corriger. C’est comme ça que le chien en jachère devient encombrant, puis mal aimé donc stressé, et n’a plus pour évacuer son angoisse d’autre exutoire que d’aboyer, faire des trous dans le jardin ou de déchiqueter les canapés. Alors on se dira qu’il faut éduquer ce chien. Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt, dès huit semaines, ou dès son arrivée. Que de temps perdu pour le chiot et pour les maîtres.
Il est toujours plus facile d’éduquer que de rééduquer.

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Contrairement à ce que certains croient, le chiot a déjà une personnalité. C'est à la 7e semaine que son caractère se révélera le mieux. Faire des erreurs durant la période qui s’étend jusqu’à la 12e semaine sera très grave. C’est à ce moment qu’il doit mémoriser les références du milieu de vie où se déroulera son existence d’adulte. A la 8e semaine, il devient plus vulnérable car il découvre la peur de tout ce qu'il ne connaît pas. Ce n'est pas pour autant que l'on doit le materner et l'isoler du monde (ce n'est pas vraiment un bébé, son âge correspond à celui d'un enfant de 5 ans).
Comme n'importe quel enfant qui doit s'intégrer dans la société, il lui faudra une maternelle pour satisfaire ses besoins physiques et émotionnels, pour s'éveiller au monde, pour développer à travers le jeu la psychomotricité, la coordination, l'anticipation, l'interaction avec les autres et avec l'environnement.
Il faut savoir que plus le chien est jeune, plus il est malléable et mieux il apprend. L'apprentissage précoce a des effets plus durables que ceux des apprentissages tardifs car il détermine une première organisation du système nerveux, difficilement modifiable ultérieurement.
L’éducation commence à l’adoption et dure toute la vie.  Vers l’âge de 10 mois (puberté) il peut y avoir une période provisoire de régression. La seconde phase de socialisation qui suivra sera plus rapide et plus simple car le chien aura acquis  l’habitude de rencontrer des situations nouvelles.
Il ne s’agira alors plus que de cultiver « l’art de vivre »

 


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